Chute mortelle d’une travailleuse de GSR Construction Décontamination inc. à Montréal : la CNESST dévoile les
conclusions de son enquête

Montréal, le 4 décembre 2019
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La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à Mme Linda Belley, travailleuse de l’entreprise GSR Construction Décontamination inc., le 8 avril 2019, sur un chantier de restructuration d’un ancien bâtiment industriel de la rue Notre-Dame Est, à Montréal.

Chronologie de l’accident

Le jour de l’accident, Mme Belley devait procéder à des travaux de nettoyage du plafond de l’ancienne usine de fabrication d’électroménagers à l’aide d’une plateforme élévatrice à bras télescopique et d’un appareil de lavage à pression d’eau. Pour ce faire, elle a pris place dans la plateforme élévatrice et est montée à une hauteur de 7 mètres. Quelques heures plus tard, le chef d’équipe a retrouvé la travailleuse au sol, inconsciente. Les secours ont été appelés sur les lieux et le décès de Mme Belley a été constaté sur place.

Les causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir la cause suivante pour expliquer l’accident :

  • La travailleuse a fait une chute libre de 7 mètres alors qu’elle est tombée d’une plateforme élévatrice à bras télescopique dans laquelle elle prenait place. En effet, bien que la travailleuse portait un harnais de sécurité muni d’une liaison antichute, celui-ci n’était pas relié à la plateforme au moment de l’événement.

À la suite de l’accident, la CNESST a ordonné la suspension de tous les travaux effectués sur le chantier au moyen d’une plateforme élévatrice. La CNESST a autorisé la reprise des travaux ainsi que l’utilisation de la plateforme liée à l’accident après la réception du rapport d’expertise de l’ingénieur et du rapport du mécanicien indiquant l’absence de défaillance qui aurait pu causer l’accident.

Comment éviter un tel accident

Pour prévenir les accidents lors de travaux en hauteur à l’aide d’une plateforme élévatrice, des solutions existent. Conformément à la réglementation, la CNESST oblige, lorsqu’on prend place dans une telle plateforme, le port d’un harnais de sécurité muni d’une liaison antichute reliée à un des ancrages se trouvant dans la plateforme élévatrice, de chaque côté du poste de commande.

Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête

  • La CNESST transmettra les conclusions de son enquête aux associations suivantes afin qu’elles en informent leurs membres :
    • Association de location du Québec,
    • Association de la construction du Québec,
    • Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec,
    • Association québécoise des entrepreneurs en infrastructure,
    • Association patronale des entreprises en construction du Québec,
    • Association des entrepreneurs en construction du Québec;
    • Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec.
  • Le rapport d’enquête sera diffusé dans les établissements de formation offrant les programmes d’études liés aux métiers de la construction.
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Pour plus d’information sur la santé et la sécurité liées aux dangers de chute de plus de 3 mètres, cliquez ici

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