Signaleur routier écrasé mortellement à Sainte-Clotilde-de-Châteauguay : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Saint-Jean-sur-Richelieu, le 28 juillet 2020
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La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à M. Robert Shonfield, signaleur routier, le 8 octobre 2019, à Sainte‑Clotilde‑de‑Châteauguay.

Chronologie de l’accident

Le jour de l’accident, des travaux de remblai de l’accotement et de profilage du fossé étaient en cours à l’angle du Chemin de la Rivière et de la Montée Pion. M. Shonfield, ainsi que deux autres signaleurs routiers, dirigeait la circulation locale en alternance pendant qu’un camion à benne basculante effectuait des travaux de déchargement de matériaux granulaires sur le chantier. En début d’après-midi, le conducteur du camion a reçu la directive de se déplacer. Au moment où celui-ci préparait sa manœuvre de recul, M. Shonfield a quitté son positionnement pour se diriger au centre de l’intersection. Le conducteur, croyant percevoir un signal de recul de M. Shonfield, a entrepris sa manœuvre. Le travailleur, qui s’est alors retrouvé dans l’angle mort du camion, a été heurté et écrasé par les roues arrière. Les secours ont été appelés sur les lieux et M. Shonfield a été transporté au centre hospitalier, où son décès a été constaté.

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :

  • Le travailleur a été écrasé alors qu’il se déplaçait sur le chantier et qu’il se trouvait dans la trajectoire de recul du camion à benne basculante.
  • La formation, l’entraînement et la supervision du travailleur étaient insuffisants et n’ont pas permis de s’assurer qu’il avait les connaissances requises pour accomplir son travail de signaleur routier de façon sécuritaire.

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit les travaux de remblai de l’accotement et de profilage du fossé à l’angle du Chemin de la Rivière et de la Montée Pion jusqu’à ce que l’employeur élabore une procédure de travail sécuritaire. L’employeur s’est conformé à cette exigence.

Comment éviter un tel accident

Pour prévenir les accidents liés au travail des signaleurs routiers sur des chantiers, des solutions existent. Les employeurs doivent notamment :

  • s’assurer de respecter leurs obligations légales en matière d’information, de formation et d’entraînement à la tâche par la mise en place d’un programme à cet effet;
  • planifier adéquatement les travaux de signalisation à venir et transmettre des directives claires aux signaleurs routiers avant leur arrivée sur le chantier (p. ex. : procédure à suivre en cas de nécessité de quitter son positionnement);
  • s'assurer qu’un maître d’œuvre accueille les signaleurs routiers sur le chantier (p. ex. : présentation des règles de circulation, du plan de circulation confirmant le positionnement du signaleur routier, de l'emplacement des aires de recul des véhicules du chantier, etc.).

Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.