Un opérateur d’équipement lourd pour Construction et Pavage Portneuf inc. écrasé mortellement par un camion-benne : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Québec, le 27 novembre 2018
​​​

La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à M. Jean-Philippe Lefebvre, opérateur d’équipement lourd pour Construction et Pavage Portneuf inc., le 28 mai 2018 à Québec.

Chronologie de l’accident

​​​

Le jour de l’accident, des travaux de pavage étaient en cours sur un chantier situé dans un quartier résidentiel de l’arrondissement de la Haute-Saint-Charles, à Québec. M. Lefebvre, qui se trouvait à pied dans la rue, s’affairait à balayer un joint d’asphalte. C’est alors qu’un camion-benne a effectué une manœuvre de recul sur une distance de 60 mètres et que le travailleur a été écrasé. Les secours ont été appelés sur les lieux, où le décès de M. Lefebvre a été constaté.

Causes de l’accident

​​​

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :

  • Le travailleur s’est retrouvé dans la trajectoire du camion-benne lors d’une manœuvre de recul alors qu’il balayait un joint d’asphalte;
  • L’absence de la gestion des manœuvres de recul sur le chantier a compromis la sécurité du travailleur qui se trouvait dans la trajectoire du camion-benne.
​​​

À la suite de l’accident, la CNESST a exigé de l’employeur, Construction et Pavage Portneuf inc., qu’il élabore un plan de circulation et qu’il identifie des zones de recul. L’employeur s’est conformé à ces exigences.

Comment éviter un tel accident

​​​

La CNESST rappelle que la circulation des véhicules automoteurs doit être contrôlée de manière à protéger toute personne sur un chantier.

​​​

Pour prévenir les accidents liés aux interactions entre les piétons et les véhicules automoteurs, des solutions existent, notamment :

  • élaborer un plan de circulation avant le début des travaux;
  • planifier la circulation des véhicules automoteurs de manière à restreindre les manœuvres de recul;
  • identifier et baliser les voies de circulation, les aires de recul et les aires de travail;
  • interdire la présence ou la circulation de personnes à pied dans les aires de recul;
  • diriger les manœuvres de recul à l’aide d’un signaleur de chantier lorsqu’il est nécessaire qu’un véhicule automoteur effectue une manœuvre de recul dans une zone où il y a présence ou circulation de personnes.
​​​

Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

​​​

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête aux associations suivantes afin que leurs membres en soient informés :

  • L’Association de la construction du Québec;
  • L’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec;
  • L’Association québécoise des entrepreneurs en infrastructure;
  • L’Association patronale des entreprises en construction du Québec;
  • L’Association des entrepreneurs en construction du Québec;
  • L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec;
  • L'Association nationale des camionneurs artisans;
  • Bitume Québec.
​​