Chute de hauteur mortelle d’un travailleur de l’entreprise 9338-5292 Québec inc. : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Montréal, le 26 février 2019

La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident de travail du 27 juin 2018 ayant coûté la vie à M. Pascal Marois, cimentier applicateur pour l’entreprise 9338-5292 Québec inc. Acrylique Montréal, sur le chantier situé au 1585, chemin Calédonia à Ville Mont-Royal.

Chronologie de l’accident

Le jour de l’accident, M. Marois et une équipe de travailleurs devaient installer une protection sur la toiture de l’entrée principale d’un bâtiment résidentiel préalablement à l’application du revêtement d’acrylique sur la façade. Pour ce faire, M. Marois est monté dans l’échafaudage et s’est assis sur le pignon de la toiture. Il a demandé à un collègue de lui donner un rouleau de papier, s’est levé, a perdu l’équilibre et fait une chute. Les services d’urgence ont été appelés sur les lieux de l’accident. Transporté au centre hospitalier, le travailleur a succombé à ses blessures dans les jours suivants.

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :

  • Le travailleur a fait une chute libre après avoir perdu l’équilibre lors d’un déplacement sur le pignon de la toiture où il se trouvait;
  • Une gestion déficiente de la protection contre les chutes, notamment l’absence de directives claires, a fait en sorte que le travailleur a été exposé à une chute de plus de 3 mètres de hauteur.

À la suite de l’accident, la CNESST a ordonné la suspension des travaux en hauteur ainsi que des travaux dans l’échafaudage sur le chantier. La CNESST a ensuite autorisé la reprise des travaux, l’entreprise ayant modifié l’échafaudage ainsi que la méthode de travail afin de protéger les travailleurs contre les chutes de hauteur.

Comment éviter un tel accident

Pour prévenir les accidents reliés au danger de chute de hauteur, des solutions existent, notamment :

  • Tout travailleur doit être protégé s’il est exposé à un danger de chute de plus de 3 mètres depuis sa position de travail. Pour ce faire, l’utilisation d’équipement permettant une protection collective contre les chutes est à privilégier. Des garde-corps et des équipements d’accès comme des plateformes élévatrices peuvent être utilisés. En dernier recours, une protection individuelle comme un harnais de sécurité peut être utilisée.

Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens nécessaires pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête

  • La CNESST transmettra les conclusions de son enquête à l’Association de la construction du Québec (ACQ), à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), à l’Association patronale des entreprises en construction du Québec (APECQ) et à l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ) afin que leurs membres en soient informés.
  • Le rapport d’enquête sera diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d’études Charpenterie-menuiserie afin de sensibiliser les futurs travailleurs.
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