Travailleur de l’entreprise Normand Jeanson Excavation inc. écrasé par un camion-benne à Stukely-Sud en août 2017 : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Sherbrooke, le 26 avril 2018
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La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à M. Frédérick Mailloux, opérateur de pelle excavatrice au service de l’entreprise Normand Jeanson Excavation inc., à Stukely-Sud, le 15 août 2017.

Chronologie de l’accident

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Le jour de l’accident, des travaux d’agrandissement du stationnement de l’entreprise Normand Jeanson Excavation inc. étaient en cours et nécessitaient la livraison de terre de remplissage par camion-benne. Un camionneur a entrepris une manœuvre de recul dans la cour en regardant dans se​s miroirs, sans toutefois y apercevoir M. Mailloux, qui se déplaçait à pied en direction du fond de la cour. Le travailleur, qui faisait alors dos au camion et se trouvait dans l’angle mort de celui-ci, a été écrasé par le poids lourd. Les secours ont été appelés et le décès du travailleur a été constaté sur place.​​

Les causes de l’accident

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L’enquête a permis à la CNESST de retenir trois causes pour expliquer l’accident : ​

  • la trajectoire empruntée par le travailleur a croisé la trajectoire du camion-benne pendant la manœuvre de recul
  • le travailleur n’a pas perçu le danger du camion-benne qui reculait derrière lui
  • la méthode de travail utilisée pour la livraison de la terre de remplissage dans la cour n’a pas tenu compte de la présence ou de la circulation possible de travailleurs
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À la suite de l’accident, la CNESST a interdit la poursuite des travaux de remplissage du stationnement. La reprise des travaux a été autorisée après que l’employeur a présenté une méthode de travail sécuritaire, qui inclut un plan de circulation pour les véhicules et la présence d’un signaleur de chantier pour diriger les camionneurs.​​

Comment éviter un tel accident

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La CNESST rappelle que la circulation des véhicules automoteurs doit être contrôlée de manière à protéger toutes les personnes sur un chantier. À cette fin, le maître d’œuvre doit planifier la circulation de ces véhicules de manière à restreindre les manœuvres de recul et mettre en place des mesures de sécurité pour protéger toute personne qui circule sur le chantier.​​

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L’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.​​

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Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens nécessaires pour les éliminer ou les contrôler.​​

Suivis de l’enquête

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La CNESST transmettra les conclusions de son rapport à :​​

  • l’Association de la construction du Québec (ACQ)
  • l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ)
  • l’Association québécoise des entrepreneurs en infrastructure (AQEI)
  • l’Association patronale des entreprises en construction du Québec (APECQ)
  • l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ)
  • l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ)

afin de sensibiliser leurs membres à l’importance de planifier la cohabitation entre les travailleurs et les équipements lourds sur un chantier, et de les informer des modifications réglementaires concernant les manœuvres de recul des équipements lourds sur les chantiers, en vigueur depuis le 31 décembre 2015.

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