Travailleur de Pièces d’autos Choc écrasé mortellement par une chargeuse sur roues en janvier 2019 à Laterrière : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Saguenay, le 12 juin 2019

La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à M. Édouard Guernon, homme de cour pour l’entreprise Pièces d’autos Choc, le 10 janvier 2019, à Laterrière.

Chronologie de l’accident

Le jour de l’accident, M. Guernon s’affairait à récupérer des pièces sur des véhicules entreposés dans la cour de l’entreprise. Vers 14 h 30, il s’est dirigé à pied vers le garage pour y amener une pièce en empruntant la voie de circulation principale. Au même moment, un de ses collègues, au volant d’une chargeuse sur roues, s’apprêtait à déplacer un conteneur situé à proximité du garage. Lors de la manœuvre de recul, la trajectoire de la chargeuse a croisé celle du travailleur à pied, et celui-ci a été écrasé par la roue arrière droite. Les services d’urgence ont été appelés sur les lieux de l’accident et le décès de M. Guernon a été constaté sur place.

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :

  • Un travailleur a été mortellement écrasé par une chargeuse sur roues lors d’une manœuvre de recul;
  • La gestion des déplacements dans la cour était déficiente, car l’employeur permettait que les véhicules et les piétons empruntent les mêmes voies de circulation.

L’enquête de la CNESST a permis de valider que la chargeuse sur roues en cause dans l’accident était conforme et en bon état de marche. La CNESST a exigé de l’employeur qu’il prenne des mesures pour gérer la coactivité entre les piétons et les véhicules dans la cour. Rapidement, des zones réservées pour la circulation des piétons ont été délimitées.

Comment éviter un tel accident

Pour prévenir les accidents liés à la coactivité entre les piétons et les véhicules, des solutions existent, notamment :

  • délimiter des zones de circulation réservées aux piétons de façon à limiter la coactivité avec les véhicules, et les identifier avec une signalisation adéquate;
  • restreindre les manœuvres de recul, notamment en modifiant la configuration des lieux ou en balisant des zones à cet effet où toute présence piétonne est interdite.

Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête

  • La CNESST transmettra les conclusions de son enquête à l’Association des recycleurs de pièces d’autos et de camions afin qu'elle en informe ses membres;
  • Le rapport d’enquête sera diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d'étude de Conduite d'engins de chantier.