Décès d’un cariste pour Les Ateliers Actibec 2000 inc. écrasé par son chariot élévateur : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le 5 février 2019
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La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail qui a coûté la vie à M. Gino Wafer, cariste pour l’entreprise adaptée Les Ateliers Actibec 2000 inc. le 26 juin 2018, à Grande-Rivière.

Chronologie de l’accident

Le jour de l’accident, le cariste déplaçait des palettes de bois à l’aide d’un chariot élévateur dans la cour arrière de l’établissement. Après avoir déposé une de ces palettes, il a amorcé une manœuvre de recul qui l’a amené en bordure d’un talus. Les deux roues gauches du chariot se sont alors retrouvées sans contact avec le sol et celui-ci s’est renversé. Le cariste, ne portant pas de ceinture, a alors été éjecté du poste de conduite, puis écrasé par le cadre de protection de la cabine du chariot. Des collègues ont trouvé M. Wafer et utilisé un autre chariot élévateur pour le dégager. Il a été transporté dans un centre hospitalier de la région de Québec, où il est décédé des suites de ses blessures quelques jours plus tard.

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir trois causes pour expliquer l’accident:

  • Le franchissement d’un dénivelé pendant un virage à gauche en marche arrière a provoqué le renversement du chariot élévateur;
  • Le cariste a été éjecté de la cabine;
  • L’absence d’une méthode de travail et de supervision a conduit à la non-utilisation du système de retenue présent et fonctionnel sur le chariot élévateur.

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit l’utilisation du chariot élévateur et a demandé à l’employeur, Les Ateliers Actibec 2000 inc., de le faire inspecter par une firme spécialisée. La CNESST a exigé que le talus soit réaménagé pour éliminer le danger de renversement des véhicules pouvant y circuler. Elle a aussi demandé à l’employeur de procéder à l’aplanissement des voies de circulation de la cour arrière de l’établissement et d’implanter une procédure d’inspection avant l’utilisation des chariots élévateurs. Celui-ci s’est conformé à ces exigences.

Comment éviter un tel accident

Les caristes qui conduisent un chariot élévateur doivent en tout temps porter la ceinture de sécurité pour éviter de se faire écraser. L’employeur doit également s’assurer que seules les personnes ayant reçu une formation sont autorisées à utiliser un chariot élévateur.

Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête

Afin d’éviter qu’un tel accident ne se reproduise, la CNESST informera le Conseil québécois des entreprises adaptées, dont les membres sont susceptibles d’effectuer des activités de manutention avec les chariots élévateurs, des conclusions de son enquête.

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