Aller au contenu principal

Travailler seul ou en milieu isolé

Dans plusieurs secteurs, les travailleuses et travailleurs peuvent travailler seuls ou être isolés sur leur lieu de travail. Un transport en commun, une usine, un commerce, chez un client ou un patient, une mine, une forêt ou un lac, ce sont tous des lieux de travail dans lesquels un travailleur peut se retrouver seul.

Un lieu isolé est un endroit où il est impossible ou difficile pour un travailleur de demander directement de l’assistance.

Important

Il est interdit de travailler seul en espace clos, comme un silo à grains ou une préfosse à lisier. Une surveillance continue est obligatoire.

Une équipe d’au moins 3 travailleurs est exigée pour un travail effectué en plongée.

Mesures de sécurité à mettre en place

La meilleure façon de prévenir les risques liés au travail seul ou isolé est de l’éviter en organisant les horaires, les tâches et la répartition des équipes pour que les travailleurs soient seuls le moins souvent possible.

Lorsqu’un travailleur est seul sur son lieu de travail, une procédure de surveillance en milieu de travail isolé doit être élaborée. Par exemple, on peut mettre en place un système d’appel avec le travailleur de façon régulière.

Il est recommandé de ne pas exécuter des tâches comportant des risques de blessures, comme des réparations sur des machines ou des installations électriques, des tâches comportant un risque de chute de plus de 3 m, ou d’être en contact avec des clientèles potentiellement agressives.

Il est essentiel de prévoir différents moyens de communication et des mesures d’urgence de survie lors de déplacement ou de travail en milieu isolé.

Moyens de communication avec un travailleur isolé
  • Le travailleur isolé doit avoir un moyen de communication bidirectionnel avec son équipe de travail et ses superviseurs, par exemple un téléphone ou une radio. Ce moyen de communication permet au travailleur de demander de l’aide au besoin et permet à ses collègues de vérifier son état.
  • Lorsque le déplacement du travailleur se fait en zone isolée, un plan de route doit être établi pour connaître le trajet emprunté et la localisation des travaux. Ces informations sont essentielles pour faciliter les recherches dans le cas d’une perte de contact. Ce plan de route doit comprendre des communications régulières avec le travailleur ou à un moment défini avant le départ, selon le protocole établi au sein de l’établissement.
  • Si un moyen de communication bidirectionnel n’est pas possible, un système de localisation et de détection d’état doit être mis en place. Plusieurs méthodes de surveillance sont disponibles, selon le type de travail effectué.
Zones accessibles en hélicoptère

Lorsqu’aucun chemin ne mène aux lieux de travail, un hélicoptère laisse les travailleurs sur le terrain le matin et les récupère en fin de journée.

Dans ces cas, on favorise le travail d’équipe ou on détermine des points d’évacuation communs à au moins 2 travailleurs. De cette façon, aucun travailleur ne reste seul si le transport en hélicoptère n’a pas lieu à cause d’un problème majeur.

Les travailleurs transportés par hélicoptère devraient avoir en leur possession :

  • un appareil radio leur permettant de communiquer entre eux
  • une trousse de premiers secours compacte
  • un GPS
  • un téléphone satellite
  • une trousse de survie

Ils doivent aussi avoir été informés sur l’embarquement et le débarquement sécuritaires ainsi que sur les consignes de sécurité relatives au transport par hélicoptère.

Trousse de survie

Une trousse de survie devrait contenir au minimum ces éléments :

  • des allumettes à l’épreuve de l’eau ou placées dans un contenant imperméable
  • des sacs de plastique
  • un sac à ordures en plastique orange ou jaune
  • une ou des collations à haute teneur énergétique
  • un sifflet
  • un canif, une hache ou une sciotte
  • une boussole et une carte du secteur
  • une couverture de secours en aluminium
  • un petit miroir pour lancer un signal
  • une lotion insectifuge non parfumée
  • une corde de nylon
  • une gourde

En hiver, ces éléments devraient être ajoutés à la trousse :

  • des vêtements chauds
  • une pelle
  • un outil d’aide à la traction

Mesures particulières pour un secteur d’activité

Foresterie

Surveillance d’un travailleur seul en forêt

Lorsqu’un travailleur forestier exécute son travail seul, une méthode de surveillance sûre et efficace est mise en application. Elle doit permettre un contact avec lui au moins une fois par demi-journée. Le contact peut être visuel, électronique, auditif ou verbal.

  • Le contact visuel doit montrer que le travailleur est actif et qu’il se porte bien.
  • Le contact électronique est réalisé en utilisant une balise de localisation GPS individuelle. Le travailleur doit signaler qu’il se porte bien et qu’il n’a pas de problème à l’aide de la balise à une heure précise de la journée.
  • Un contact auditif efficace doit permettre de déterminer que le travailleur est actif et qu’il se porte bien. Aucune autre source de bruit ne doit enterrer le travailleur. Par exemple, l’écho peut avoir un effet trompeur dans certains secteurs. Ce type de contact est difficile à mettre en application. Il n’est pas à privilégier pour surveiller efficacement un travailleur seul en forêt.
  • Le contact verbal nécessite de communiquer avec le travailleur directement par radio ou par téléphone.

Premiers secours

Un travailleur qui se déplace seul en forêt devrait avoir suivi la formation Secourisme en milieu de travail. Même si les actions d’un secouriste sont normalement axées sur l’intervention auprès d’une personne blessée, ses connaissances lui permettent, s’il est seul, de mieux évaluer la situation et les mesures à prendre s’il se blesse.

En lien avec ce sujet

Décès d’un travailleur de l’entreprise Soins de santé Bayshore ltée, sur la route R1000, au sud-ouest de Matagami : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

En lien avec ce sujet