Aller au contenu principal

Dépannage routier

Les opérations de dépannage routier sont imprévisibles. Elles s’effectuent souvent dans des situations d’urgence et en présence de danger. Ces situations peuvent représenter un risque pour la conductrice ou le conducteur de dépanneuse et pour les autres personnes qui l’entourent, comme son client et les usagers de la route.

Opérations de dépannage routier

Le dépannage routier comprend un ensemble d’opérations, comme :

  • aller chercher un véhicule en panne, accidenté, abandonné, saisi ou enlisé et le tirer de sa position, le remorquer, le transporter vers un lieu sûr, un garage ou un autre lieu à la demande du client ou des autorités
  • porter assistance aux personnes en détresse sur les lieux de l’intervention en appelant les ambulanciers, les policiers ou les pompiers, si nécessaire
  • conduire le conducteur et les passagers du véhicule du client en lieu sûr ou demander de l’aide pour le faire
  • recharger la batterie d’un véhicule
  • livrer de l’essence
  • déverrouiller des portières
  • changer une roue et fournir d’autres services, si le lieu est assez sûr pour permettre d’exécuter ce genre d’opérations
  • assurer le transport de diverses charges autres que des véhicules (ex : chariot élévateur, conteneur, etc.)

Remarque

Le conducteur de dépanneuse est souvent en interaction avec d’autres travailleurs, comme le répartiteur ou les différents intervenants de première ligne comme le policier, le pompier, l’ambulancier ou le personnel du ministère des Transports. Les communications entre tous ces intervenants sont importantes pour qu’une opération de dépannage se déroule bien.

Mesures à prendre pour être sécuritaires

Obligations de l’entreprise de dépannage routier et du conducteur

Pour que les opérations de dépannage routier soient sécuritaires, l’entreprise de dépannage et le conducteur doivent notamment respecter ces règles.

Entreprise de dépannage routier

  • Fournir des équipements sécuritaires aux conducteurs (par exemple, véhicule en bon état, veste à haute visibilité de classe 2, fusées éclairantes, cônes de signalisation).
  • Former les conducteurs et leur présenter les risques associés au milieu de travail et les méthodes de travail sécuritaires.
  • S’assurer que le conducteur de la dépanneuse utilise des équipements sécuritaires, notamment des chaînes en bon état et de grade adéquat, selon la tâche à effectuer. Par exemple, les chaînes de grade 70 sont réservées à l’arrimage de la charge sur le plateau de la dépanneuse. Pour le tirage de charges, des chaînes minimalement de grade 80 doivent être utilisées.
  • S’assurer que chaque intervention du conducteur se déroule de façon sécuritaire.
  • Prendre les moyens nécessaires pour assurer la sécurité sur les lieux d’intervention.

Conducteur

  • Participer à l’identification et à la correction des risques associés au milieu de travail. Par exemple, vérifier l’état du véhicule avant de partir, s’assurer que les moyens de communication fonctionnent et que le nombre de repères visuels est suffisant, etc.
  • Prendre les mesures nécessaires pour se protéger et ne pas mettre d’autres personnes en danger. Par exemple, mettre une veste à haute visibilité, utiliser la signalisation lumineuse, stationner le véhicule adéquatement, etc.
  • Selon la situation, le conducteur doit demander l’aide d’un véhicule de protection ou l’assistance de la police. Il doit la recevoir avant d’effectuer le remorquage ou de fournir tout autre service à un client ou une cliente.
Intervention sécuritaire en dépannage routier

Lors d’une intervention, le conducteur d’une dépanneuse doit respecter les règles pour un processus d’intervention sécuritaire.

Avant l’intervention

  • Faire une évaluation préliminaire de la situation avant d’arriver sur les lieux.
  • S’assurer d’être en mesure d’intervenir.
  • Se rendre sur les lieux de l’intervention en continuant de s’informer de la situation auprès du répartiteur, du client, de la police ou du personnel du ministère des Transports. Observer la situation pendant le trajet et à l’approche des lieux.

Pendant l’intervention

  • Immobiliser la dépanneuse à l’endroit approprié et de manière sécuritaire. Par exemple, en l’immobilisant à une distance suffisante du véhicule du client, en actionnant les gyrophares et les feux de détresse à 500 m avant d’arriver sur les lieux.
  • Évaluer les risques.
  • Descendre de la dépanneuse de manière sécuritaire, notamment en portant une veste à haute visibilité, en s’assurant d’être vu et de voir la circulation, en se dirigeant du côté de l’accotement le plus rapidement possible.
  • Assurer la sécurité des lieux de l’intervention. Cela peut être en plaçant des cônes de signalisation et des feux de détresse, en rencontrant les autres intervenants et en les informant de la protection dont il a besoin pour faire l’intervention.
  • Effectuer le dépannage.

Après l’intervention

  • S’assurer que la voie est libre en ramassant les débris, en récupérant les cônes de signalisation ou en signalant aux autorités compétentes les infrastructures qui ne sont pas sécuritaires.
  • Quitter les lieux de l’intervention en prévenant le répartiteur, en accélérant graduellement et en éteignant les gyrophares lorsque le véhicule a atteint la vitesse de sécurité.
Facteurs de risque associés au dépannage routier

Le conducteur d’une dépanneuse s’expose à de nombreux risques, dont celui d’être happé par une voiture lorsqu’il fait une intervention en bordure de la route. C’est pourquoi il doit respecter un processus d’intervention sécuritaire. Ce processus d’intervention contribue à mieux contrôler les éléments et les situations imprévisibles associées au dépannage routier, comme :

  • l’environnement routier : éclairage, présence d’une structure, type et état du revêtement de la chaussée, etc.
  • les caractéristiques géométriques : pente, courbe, intersection, type et nombre de voies, accotement, entrée ou sortie d’autoroute, accès privé, etc.
  • la vitesse et la densité de circulation : dense ou fluide, congestion, etc.
  • les conditions routières : chaussée glacée, enneigée ou mouillée, brouillard, soleil aveuglant, pluie, neige, etc.
  • le nombre et le type de véhicules à dépanner : autos, camions, etc.
  • le type d’événement : panne, accident, enlisement, abandon ou saisie, position du véhicule, etc.