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Production audiovisuelle

 

En cours de mise à jour

Ce guide vise à soutenir le secteur de la production audiovisuelle pour la prise en charge de la santé et la sécurité du travail (SST) dans leur milieu de travail. Les informations contenues dans ce guide sont tirées des recommandations produites par le directeur national de santé publique (DNSP), le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Le présent guide précise les attentes de la CNESST en lien avec celles-ci.

Les mesures proposées doivent être adaptées par les différents secteurs en fonction de leurs spécificités pour s’assurer que les activités peuvent reprendre ou continuer dans les conditions les plus sûres et les plus saines possible dans le contexte de la COVID-19.

En période de crise, il est important que travailleuses, travailleurs et employeurs et autres acteurs du milieu collaborent afin d’avoir des milieux de travail sains et sécuritaires pour tous! Le dialogue et la coopération sont essentiels pour y arriver.

Afin d’obtenir les mesures applicables pour leur clientèle, les milieux de travail doivent se référer aux consignes de la Direction générale de la santé publique.

*L’affiche en français doit obligatoirement avoir prédominance sur l’affiche en anglais. La version traduite de l’affiche doit être apposée à côté de celle en français.

Prise en charge de la santé et de la sécurité du travail

La prise en charge, c’est mettre en place les mesures nécessaires pour respecter ses obligations légales, c’est-à-dire identifier, corriger et contrôler les risques, et favoriser la participation des travailleuses et travailleurs à cette démarche de prévention.

La bonne collaboration entre l’employeur et le personnel, y compris les membres du comité de santé et de sécurité, le cas échéant, est capitale pour favoriser une prise en charge de la SST. Les représentants des travailleuses et travailleurs, en particulier les membres du comité de santé et de sécurité, ainsi que les représentants à la prévention, le cas échéant, peuvent aider à identifier les situations à risque au quotidien, à évaluer la faisabilité réelle des actions envisagées, à favoriser leur implantation et à anticiper les questions pratiques. Ils peuvent également participer à la diffusion de l’information auprès de leurs collègues. En présence d’un comité de santé et de sécurité, il serait opportun d’analyser la possibilité que la fréquence des rencontres soit ajustée au contexte du milieu de travail.

Il est également important d’informer les fournisseurs, les sous-traitants, les partenaires et la clientèle des mesures mises en œuvre associées à la COVID-19 et de l’importance de leur respect, ainsi que de solliciter leur collaboration.

Le résultat de la démarche de prévention permet d’intervenir de manière proactive en planifiant adéquatement la reprise ou la poursuite sécuritaire des activités tout en respectant les obligations légales. Il permettra aussi de mettre à jour le programme de prévention, au besoin.

Après avoir identifié les risques liés à la contamination dans le contexte de la COVID-19 dans un milieu de travail, il importe de mettre en place un plan de mesures de prévention incluant des mesures de prévention rehaussées pour les périodes de haute transmission.

Lorsque les mesures de prévention sont choisies et mises en place, il faut s’assurer qu’elles restent en place et demeurent efficaces. C’est ce qui est appelé la « permanence des correctifs ». En plus d’appliquer les mesures de prévention spécifiques à la COVID-19, l’employeur devra se questionner également sur les autres risques liés à ses activités habituelles, à ses nouvelles activités et aux activités ponctuelles (ex. : réorganisation du travail, remise en marche des machines, entretien, vérifications).

Afin de proposer des outils visant à identifier les risques ainsi que les mesures de prévention et de contrôle spécifiques au contexte de la COVID-19, la CNESST fournit des aide-mémoires et des listes de vérifications pour accompagner les milieux de travail dans la prise en charge de la santé et de la sécurité du travail.

Mode de transmission

Les coronavirus infectent habituellement le nez, la gorge et les poumons. Ils se propagent le plus souvent au moyen de particules dans l’air lors de contact auprès d’une personne infectée, symptomatique ou non. Ils peuvent aussi se propager par des mains contaminées. Ainsi, se toucher la bouche, le nez ou les yeux après avoir eu un contact avec une personne infectée ou une surface contaminée est une manière de contracter la COVID-19.

Les coronavirus vont subsister quelques heures sur les objets inertes à surfaces sèches et quelques jours sur les objets inertes à surfaces humides. 

Mesures de prévention

L’employeur doit procéder à une identification des risques de transmission de la COVID-19 dans son milieu de travail. À défaut de pouvoir éliminer les risques de contamination, il doit viser à les diminuer et à les contrôler. Il doit déterminer les tâches durant lesquelles les travailleuses et les travailleurs peuvent être exposés au virus.

Des mesures de prévention peuvent être appliquées pour diminuer les risques de transmission de la COVID-19. Elles reposent sur les principes de l’exclusion des personnes symptomatiques des lieux de travail, de distanciation physique, de l’hygiène des mains, de l’étiquette respiratoire ainsi que du maintien de mesures d’hygiène avec les outils, les équipements et les surfaces fréquemment touchés.

Exclusion des personnes symptomatiques des lieux de travail

Les personnes présentant des symptômes font partie de la chaîne de transmission de la COVID-19 dans les lieux de travail. Des procédures tenant compte des éléments suivants peuvent contribuer à éviter la transmission de la maladie :

  • les travailleuses et les travailleurs sont informés qu’en cas de symptômes de toux ou de fièvre, de difficultés respiratoires, d’une perte soudaine de l’odorat ou du goût sans congestion nasale ou de tout autre symptôme associé à la COVID-19, ils ne doivent pas se présenter au travail
  • une identification des travailleuses et travailleurs avec des symptômes de la COVID-19 avant l’entrée sur les lieux de travail, par exemple au moyen :
    • du questionnaire de l’INSPQ
    • d’une autoévaluation par les travailleuses et travailleurs
    • une affiche informant les travailleurs des mesures d’exclusion
    • des courriels rappelant les modalités d’isolement en cas de symptômes
    • Les renseignements ainsi recueillis sont de nature confidentielle. L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour s’assurer de la protection de la confidentialité de ceux-ci.
  • lorsqu’une personne présente des symptômes s’apparentant à la COVID-19, comme indiqué sur le site du gouvernement Québec.ca, elle doit porter un masque de qualité et s’isoler. Pour connaître les mesures à suivre, vous pouvez consulter la page Consignes à suivre pour la personne qui présente des symptômes de la COVID-19
  • une fois que la personne présentant des symptômes a quitté les lieux de travail, interdire l’accès au local d’isolement en attendant de le nettoyer et de désinfecter les surfaces et les objets touchés par la personne
  • afin de connaître les consignes d’isolement qui s’appliquent à votre situation, vous pouvez consulter l’outil d’autoévaluation sur le site du gouvernement Québec.ca

Mesures spécifiques :

  • Toute personne présentant des symptômes de la COVID-19 est informée de son obligation de cesser sa participation à des activités de production audiovisuelle jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de les reprendre dans le respect des normes sanitaires établies
Distanciation physique
  • Dans la mesure du possible, une distance minimale d'un mètre entre les personnes doit être gardée au travail, de l’arrivée à la sortie.
  • Aucune mesure de distanciation physique n'est requise durant la consommation de nourriture. Le port du masque de qualité est nécessaire pendant les pauses et l’heure du dîner, lorsqu’il n’y a pas de consommation de nourriture et que la distance minimale d’un mètre n’est pas assurée. 
  • Les poignées de main, les accolades et autres contacts physiques doivent être évités.
  • Les fournisseurs, les sous-traitants, les partenaires et la clientèle ont été informés des mesures mises en œuvre dans l’entreprise pour contrôler les risques associés à la COVID-19 et les sensibiliser à l’importance de les respecter.

Port du masque de qualité en milieu de travail

  • Un masque de qualité est fourni par l’employeur et porté par les travailleurs lorsque la distanciation physique d'un mètre ne peut être respectée ou en l'absence de barrière physique.

Des adaptations doivent être apportées pour limiter le risque de transmission lorsque les principes de distanciation physique ne peuvent être respectés :

  • l’utilisation de moyens technologiques (télétravail)
  • la pose de barrières physiques de qualité (cloisons pleines) entre différents postes de travail trop proches ou ne pouvant être espacés (il est recommandé de maintenir les barrières physiques déjà en place)
  • l’organisation de méthodes de travail. Par exemple :
    • privilégier les équipes les plus petites et les plus stables possible
    • limiter les réunions nécessitant un regroupement physique
    • limiter les sorties et les déplacements

Note :

Pour protéger les travailleurs de la COVID-19, les masques de qualité suivants doivent être utilisés :

  • des masques médicaux conformes aux normes ASTM F2100 ou EN 14683 type IIR
  • des masques attestés par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) en vertu du fascicule d’attestation 1922-900 (site Web du BNQ)
  • tout appareil de protection (APR) respiratoire muni d’un filtre à particules, comme défini dans la norme Choix, utilisation et entretien des appareils de protection respiratoire (CSA Z94.4-18), tels des APR de type N95 ou P100

Mesures spécifiques pour le secteur

  • Pour les aires de repas, les tables de service ou les plateaux de partage (de type buffet) doivent être évités, sauf si le service est fait par une personne. Lorsque la production doit fournir le repas, elle doit veiller à ce qu’un service individuel (portion individuelle remise dans un plat individuel) soit offert (y compris pour les boissons) et, dans la mesure du possible, favoriser les services de type « boîtes à lunch ».

Mesures particulières pour les productions audiovisuelles

  • Dans la mesure du possible, les équipes d’éclairagistes, de machinistes et du décor sont réduites et l’horaire de travail est adapté pour permettre le moins de personnel possible sur le plateau en même temps.
  • Autant que possible, le nombre d’équipements, d’éléments de décor ou d’accessoires est limité.
  • Les micros sont désinfectés après chaque utilisation.
  • Les équipements, les objets ou les accessoires fréquemment touchés lors d’un tournage doivent être nettoyés après le quart de travail.
  • Les travailleuses et travailleurs ainsi que les artistes qui doivent manipuler les décors, des équipements, des objets ou des accessoires lors d’un tournage doivent se laver fréquemment les mains.

Mesures particulières pour les artistes de productions audiovisuelles

  • Les artistes peuvent être à au moins un mètre des autres personnes, sans masque de qualité, s’ils et elles travaillent sur un seul plateau qui leur est spécialement consacré et forment une équipe stable de moins de dix personnes. Dans le cas où l’ensemble des artistes d’une équipe de travail stable sont adéquatement protégés, la limite de moins de dix personnes est levée, de même que l’exclusion du travail sur un seul plateau.

    Pour être adéquatement protégés, les artistes doivent avoir reçu 3 doses de vaccins reconnus au Québec et avoir respecté les intervalles minimaux entre les 3 doses, ou 2 doses de vaccin et une preuve par PCR d’une infection à la COVID-19 datant de moins de 3 mois. Pour les enfants de 5 à 17 ans , ils doivent avoir reçu 2 doses de vaccins ou une dose de vaccin et une preuve par PCR d’une infection à la COVID-19 datant de moins de 3 mois.

  • Pour une période n’excédant pas 15 minutes par jour, de façon cumulative, les artistes d’une équipe de travail stable peuvent tourner des scènes à moins d’un mètre sans masque de qualité. Les contacts physiques sont proscrits.
  • Pour les équipes de travail stables où l’ensemble des artistes est adéquatement protégé, les contacts physiques (scène de lit, contact avec les parties du visage) et les baisers dans le cadre d’une scène sont autorisés sans la limitation de distance d’un mètre et de la période de 15 minutes.
  • Les personnes à risque de complications graves de même que les travailleuses et travailleurs d’équipes non stables ou travaillant sur plus d’un plateau doivent se tenir à au moins 1 mètre les uns des autres s’ils ne sont pas séparés par une barrière physique ou s’ils ne portent pas de masque de qualité, à moins qu’ils ne soient adéquatement protégés.
  • Pour les scènes tournées à moins d’un mètre sans protection, quand l’ensemble des artistes n’est pas adéquatement protégé, l’employeur doit tenir à jour un registre (en vue du traçage en cas d’éclosion) contenant l’information suivante :
    • dates et lieux de tournage
    • noms des travailleuses et travailleurs concernés
    • le nombre de fois et la durée des interactions lorsque ces artistes tournaient à moins d’un mètre

Mesures particulières pour le personnel chargé de la coiffure et du maquillage

Mesures particulières pour le personnel chargé de la couture ou des costumes

  • Les essayages se font dans des espaces isolés et avec le plus petit nombre de personnes à la fois.
  • Les couturières et couturiers ou les costumières et costumiers ainsi que les artistes qui doivent manipuler les vêtements ou les costumes doivent se laver fréquemment les mains.
  • Les contacts physiques doivent être réduits au minimum.
  • Un masque de qualité est fourni au personnel chargé de la couture ou des costumes et aux artistes qui exécutent une tâche devant être réalisée à moins d’un mètre d’une autre personne et absence de barrières physiques.

Mesures particulières pour les studios de postproduction et les studios d’enregistrement sonore

  • Une seule ou un seul artiste est présent à la fois dans le local d’enregistrement sonore pour les prises vocales, à moins que les artistes puissent respecter la distanciation physique ou soient séparés par des barrières physiques (cloisons pleines). Si ces options ne sont pas possibles, le port du masque de qualité est requis.
  • Les micros sont désinfectés après chaque utilisation.
  • Une seule ou un seul artiste jouant d’un instrument à vent est présent à la fois dans le local d’enregistrement sonore, à moins qu’il soit séparé par des barrières physiques (cloisons pleines) ou qu’il puisse respecter la distanciation physique.
Hygiène des mains

Se laver souvent les mains avec de l’eau tiède et du savon ou avec une solution hydroalcoolique ayant une concentration en alcool d’au moins 60 % pendant au moins 20 secondes limite les risques de transmission dans le milieu de travail, surtout :

  • à l’entrée et à la sortie du milieu de travail
  • après avoir toussé, éternué, s’être mouché ou s’être touché le nez ou la bouche
  • avant et après avoir mangé
  • après avoir manipulé quelque chose de fréquemment touché
  • avant le port et lors du retrait du masque de qualité
L’étiquette respiratoire

Respecter l’étiquette respiratoire consiste :

  • à se couvrir la bouche et le nez lorsque l’on tousse ou éternue, et à utiliser des mouchoirs ou son coude replié
  • à utiliser des mouchoirs à usage unique
  • à jeter immédiatement les mouchoirs utilisés à la poubelle 
  • à se laver les mains fréquemment
  • à ne pas se toucher la bouche, le nez ou les yeux avec les mains, qu’elles soient gantées ou non

Il est recommandé de continuer à fournir, en libre accès, des masques de qualité pour les travailleurs qui désireraient continuer d’en porter (ex. : personnes à risque, contacts avec un cas).

 

Mesures d’hygiène avec les outils, les équipements et les surfaces fréquemment touchés 

Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) prévoit des mesures d’hygiène de l’environnement indispensables.

  • Assurer le bon fonctionnement et l’entretien des systèmes de ventilation, en fonction des exigences réglementaires pour le type d’établissement et les tâches effectuées (article 5 et section XI du RSST)
  • Nettoyer les installations sanitaires minimalement à chaque quart de travail et les désinfecter quotidiennement (article 165 du RSST)
  • Nettoyer les aires de repas après chaque repas et les désinfecter quotidiennement (article 153 du RSST)

Le nettoyage des outils et des équipements partagés est facultatif, sauf s’ils sont visiblement souillés. Cette pratique reste recommandée comme une bonne pratique pour limiter la propagation des micro-organismes.

Des ressources sont disponibles en ligne pour de plus amples informations concernant le nettoyage des surfaces ou les produits désinfectants recommandés.

Transport des travailleurs

Mesures générales

La ventilation mécanique ou naturelle (selon le cas) doit être optimisée. De plus, la ventilation dans le véhicule doit permettre l’apport d’air extérieur. 

Le port du masque de qualité est requis pour tous les passagers et le conducteur durant le trajet. La consommation de nourriture et de boissons est permise. Les périodes où les usagers ne portent pas de masque de qualité doivent être limitées.

En véhicule de promenade ou en camion

Lorsque 2 personnes ou plus utilisent un véhicule, les travailleurs doivent porter un masque de qualité en continu. Pour la personne qui conduit, des exemptions sont prévues ci-dessous.

Note : Le port du masque de qualité par les travailleurs présents dans le véhicule n’est pas requis si la distanciation d’un mètre avec quiconque est respectée ou si des barrières physiques sont installées.

En autobus

Pour le transport des travailleurs en autobus, ces derniers doivent porter un masque de qualité en continu. Pour la personne qui conduit, des exemptions sont prévues ci-dessous.

Conditions pour l’exemption du port du masque de qualité en continu pour la personne qui conduit un véhicule en présence de passagers. 

Les conductrices et conducteurs peuvent enlever leur masque de qualité lorsqu’ils sont seuls à bord de leur véhicule. Ils doivent le remettre dès qu’un passager ou un collègue y entre. 

Lorsque le conducteur peut respecter une distanciation physique d’un mètre ou qu’il est en présence de barrières physiques, il peut retirer son masque.

Risques psychosociaux liés au travail

Le contexte de la COVID-19 peut être un facteur de stress important, autant pour l’employeur que pour les travailleurs, les fournisseurs, les sous-traitants, les partenaires et la clientèle, par le chamboulement qu’elle provoque dans les différentes sphères de la société. Une attention particulière doit donc être portée à la santé psychologique du personnel.

Dans le contexte actuel, l’employeur doit porter une attention particulière au cyberharcèlement, surtout si une partie de l’équipe est en télétravail. Il est également important de définir les comportements attendus et les comportements qui sont jugés inappropriés, tels que l’incivilité, y compris celle numérique, dans le milieu de travail de la part de tous ceux qui s’y trouvent.

De plus, aucune forme de violence entre les personnes (collègues, supérieurs hiérarchiques, subordonnés) ne doit être tolérée, même si elle provient de l’externe (clientèle, usagers, fournisseurs, sous-traitants). L’employeur est invité à afficher ces informations et à en informer son personnel.

Le climat de travail est primordial et, dans le contexte particulier de la pandémie, une attention particulière doit y être apportée pour le maintenir sain. Des relations harmonieuses entre l’employeur, les travailleuses et les travailleurs et la clientèle sont des plus importantes. L’employeur pourrait, par exemple, créer des moyens d’échange pour favoriser le soutien social, surtout si les tâches sont faites en télétravail. De plus, l’employeur est invité à accueillir les préoccupations des membres de son personnel avec respect. Il devrait les encourager à lui présenter les problèmes qu’ils peuvent rencontrer, afin de mettre en place, si possible, des mesures de conciliation famille-travail.

Il est important de pouvoir détecter rapidement les personnes qui seront plus particulièrement touchées par les risques psychosociaux de la pandémie. Les signes et les symptômes de la détresse psychologique sont de quatre ordres : physique, cognitif, émotif et comportemental. Pour être significatifs, ces symptômes doivent s’accompagner d’un changement d’habitudes et de comportements. Les nouvelles embauches, les réaffectations des travailleurs, le stress et la fatigue causés par cette situation inhabituelle peuvent nécessiter des mesures particulières. En cas de détresse psychologique, il est important de diriger ces personnes vers le programme d’aide aux employés (PAE) ou d’autres ressources de soutien.

La mise en place de diverses mesures de prévention dans le milieu de travail et une bonne communication de l’information permettront à l’employeur de répondre aux préoccupations de chacun, et ainsi de rassurer les travailleurs et de réduire leur anxiété.
 

Obligations légales

Les obligations légales en santé et sécurité du travail, autant pour l’employeur que pour les travailleurs et travailleuses, doivent être appliquées dans le contexte de la COVID-19. En voici un résumé.

Employeur

L’employeur a l’obligation de protéger la santé et d’assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. La Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) exige que l’employeur prenne toutes les mesures nécessaires pour y parvenir (article 51). Pour ce faire, il doit, entre autres, mettre en œuvre des méthodes d’identification, de correction et de contrôle des risques.

Dans le contexte de la COVID-19, l’employeur doit s’assurer que les mesures de prévention habituellement mises en œuvre sont toujours adaptées. Sinon, il doit les modifier pour protéger les travailleuses et les travailleurs contre les risques de contamination.

L’employeur doit également les informer sur les risques liés à leur travail, y compris ceux liés à la COVID-19. Il doit également leur assurer la formation, la supervision et l’entraînement appropriés afin que tous aient l’habileté et les connaissances requises pour accomplir de façon sécuritaire le travail qui leur est confié.

Travailleuse et travailleur

Chaque travailleuse ou travailleur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour protéger sa santé, sa sécurité ou son intégrité physique, et de veiller à ne pas mettre en danger la santé, la sécurité ou l’intégrité physique des autres personnes qui se trouvent sur les lieux de travail (article 49 de la LSST). Pour ce faire, il doit respecter les règles et les mesures mises en application dans le contexte de la COVID-19, au même titre que les autres règles appliquées dans le milieu de travail. La travailleuse ou le travailleur doit aussi participer à l’identification et à l’élimination des risques. S’il voit des risques ou s’il a des suggestions à cet égard, il doit en faire part au comité de santé et de sécurité (s’il y en a un), à son supérieur ou à un représentant de l’employeur.
 

Remerciements

Tous nos remerciements aux partenaires qui ont participé à l’élaboration des guides de mesures sanitaires.

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