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5 mythes
sur l’équité salariale

Le chemin parcouru depuis l’adoption de la Loi sur l’équité salariale ne doit pas nous faire oublier celui qu’il reste à faire.

L’équité et l’égalité salariale, c’est la même chose!

FAUX. L'équité salariale c’est attribuer à des emplois majoritairement féminins un salaire égal à celui d'emplois majoritairement masculins (de valeur équivalente dans une même entreprise, même si ces emplois sont différents. Par exemple, une hôtesse et un plongeur.

L’égalité salariale c’est accorder un salaire égal à une femme et à un homme pour un même emploi. Par exemple, une (infirmière et un infirmier ou une mécanicienne et un mécanicien).

L’équité salariale, ça ne s’adresse qu’aux femmes

FAUX. Toute personne salariée, homme ou femme, syndiquée ou non, peu importe le statut d’emploi (temps plein, temps partiel, permanent, occasionnel, saisonnier, etc.) qui occupe un emploi majoritairement féminin a droit à l’équité salariale. Par exemple, dans un supermarché, si un homme occupe l’emploi majoritairement féminin de caissier il pourrait avoir droit à un ajustement salarial à la suite des travaux d’équité salariale.

Les personnes salariées ont un rôle à jouer dans l’exercice d’équité salariale de leur entreprise

VRAI. La Loi sur l’équité salariale est participative. Les personnes salariées peuvent prendre connaissance des résultats des travaux d’équité salariale lors de l’ affichage, poser des questions et faire des commentaires. Dans les entreprises de 100 personnes salariées et plus, elles peuvent aussi être membres d’un comité d’équité salariale responsable de la réalisation des travaux d’équité salariale.

L’exercice d’équité salariale est bénéfique pour les personnes salariées ET les employeurs

VRAI. La réalisation d’un exercice d’équité salariale est non seulement bénéfique pour les personnes salariées, mais également pour l’employeur. Cet exercice permet à l’employeur de mettre à jour ou de mettre en place une politique salariale et une méthode rationnelle d’évaluation des emplois qui tient compte de toutes les caractéristiques du travail féminin et du travail masculin et d’améliorer le climat, les relations de travail et la productivité.

La réalisation d’un exercice d’équité salariale permet de reconnaître la valeur des emplois et de les rémunérer à leur juste valeur, d’améliorer les conditions salariales des personnes salariées et de favoriser un sentiment d’équité et de justice.

Une réceptionniste doit être courtoise. Cette caractéristique doit être considérée dans l'évaluation de son emploi pour être rémunérée à sa juste valeur.

VRAI. Certaines caractéristiques des emplois majoritairement féminins sont parfois sous-estimées ou ignorées, parce qu'elles sont considérées comme des compétences naturelles chez les femmes. Cette tendance a pour effet de sous-évaluer les salaires de ces emplois. Par exemple :

Voici deux autres exemples de sous-évaluation des emplois féminins :

  • l’emploi de secrétaire-réceptionniste : la capacité d'écoute, l'empathie et la patience nécessaires pour transiger avec une clientèle mécontente ou des personnes impatientes pourraient être sous-évaluées ou oubliées, alors que ces mêmes caractéristiques seraient prises en considération dans l’évaluation de l'emploi masculin d'agent de recouvrement
  • l’emploi de caissière : l’effort physique pour soulever des poids légers de façon répétitive pourrait être sous-évalué ou oublié, alors que dans l'évaluation de l’emploi masculin de manutentionnaire, cette caractéristique serait considérée
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